Pendant la crise du COVID que nous avons tous connu en France, nous avons pu voir que nous n’avions pas de recul nécessaire relatif à l’utilité des vaccins et des répercussions qu’ils pouvaient avoir sur la santé des individus. Il s’est par la suite avéré que de nombreuses personnes avaient eu de sérieuses complications au niveau de leur santé, et parfois des conséquences très importantes. Rappelez-vous, il y eut, par le biais du pass vaccinal, une forme de ségrégation sanitaire. Et pourtant, combien de professionnels de la santé ont dit qu’il était judicieux qu’il y ait une forme d’immunité collective ? Si vous n’aviez pas de schéma vaccinal, vous ne pouviez pratiquement plus rien faire. Le gouvernement français voulait même “emmerder” ceux qui ne voulaient pas se faire vacciner. Tout ce que demandaient nos concitoyens était d’avoir des réponses à leurs interrogations sur ces vaccins, mais ils n’en eurent pas. Comment pouvait-il alors y avoir un avis éclairé sur la question vaccinale et accepter en pleine conscience la chose ? Impossible.
Aujourd’hui, avec la DNC (Dermatose Nodulaire Contagieuse), la stratégie gouvernementale est similaire à celle de la crise du COVID. Dans le département de l’Ariège, sur une exploitation de 200 vaches, une seule avait contracté la DNC mais tout le troupeau fut abattu. On parle d’abattage d’un cheptel, mais pour parler franchement comme à mon habitude, je vois cela comme une euthanasie forcée de groupe. Ce n’est pas uniquement une euthanasie littérale d’un cheptel, mais aussi une euthanasie de nos agriculteurs. Il est bon de rappeler au lectorat de La Cuisine de Terroir que la DNC n’est pas une maladie mortelle pour les ovins et bovins.
J’ai eu le plaisir de parler avec Kyria qui tient avec son conjoint Manu le restaurant 100% ferme La Table de Gaïa, car sa situation est quelque peu aberrante et je la remercie du temps qu’elle m’a consacré pour mieux comprendre sa situation. Dans une vidéo, elle indiquait avec une certaine ironie qui fait mal à entendre : “les pédocriminels ont plus de droits que mes vaches !” sans oublier que maintenant, des criminels sexuels peuvent être élus au sein de municipalités… Depuis le mois de décembre, tous les cheptels d’Ariège sont en obligation vaccinale, un come-back de la stratégie pour contrer la Covid-19 des plus discutables… Il faut savoir qu’aucune alternative ne leur est proposée.
La préfecture de l’Ariège et le ministère de l’Agriculture mettent la pression à dix éleveurs pour les obliger à faire administrer un vaccin sans AMM (sans autorisation de mise sur le marché). Cela a de graves répercussions : Kyria et son conjoint ne peuvent plus déplacer ni vendre de vaches et, le pire, c’est qu’ils n’ont plus le droit d’en acheter. Mais cela va encore plus loin dans leur cas : c’est une perte financière approximativement de 2000 € mensuels, sans compter des potentielles amendes qui s’élèvent à 250 € par vache. Pour leurs 15 vaches, c’est une asphyxie financière, voire une véritable spoliation qui se met en place contre les éleveurs français.
Il faut savoir que dans ce groupement d’éleveurs, il y a des exploitations comprenant plus de 20 vaches, ce qui représenterait 5000 € d’amendes. Imaginez ! Ce sont des personnes qui gagnent durement leur vie, qui pour un bon nombre vivent en dessous du seuil de pauvreté. C’est une extorsion institutionnalisée à mes yeux. Ils vont faire quoi ? Mettre la clef sous la porte ? Les cheptels, ils en font quoi ? Ces personnes qui se cassent la tête pour produire de la nourriture de qualité pour leurs compatriotes, on va les laisser “crever la gueule ouverte” ? Désolé pour la dureté des mots employés, mais il faut revenir à la raison !
Certains syndicats agricoles, heureusement pas tous, poussent à ce que le conflit de la DNC se termine au plus vite, encourageant la vaccination. Mais le problème est le même : les éleveurs n’ont pas de réponses à leurs questions et ne peuvent donc pas accepter en pleine conscience la vaccination du cheptel. C’est exactement la même stratégie que durant la pandémie. Kyria et Manu, par leur refus de la vaccination, ne sont plus les bienvenus lors de certaines mobilisations syndicales. Ils ne se laissent pas faire et ont pris une avocate pour les défendre, ce qui représente encore une perte financière sèche !
C’est tout de même aberrant cette gestion de la DNC alors qu’à côté, on fait venir en Europe de la viande ovine et bovine du Mercosur, dont les réglementations ne sont pas les mêmes et où l’on utilise des substances interdites en Europe ! Nos gouvernants nationaux et européens sacrifient consciemment les exploitations françaises pour le profit principal de l’Allemagne… C’est une aberration totale !
En tant que blogueur culinaire, je m’assurerai d’établir des contacts au sein du ministère de l’Agriculture et des institutions européennes pour faire le maximum de bruit. Entre-temps, je vous encourage à ne plus acheter de viandes ou produits issus d’animaux dans les commerces traditionnels si vous n’avez pas la certitude absolue qu’ils proviennent de notre agriculture française. Privilégiez les circuits de solidarité directe, soutenez nos éleveurs même hors des circuits officiels si c’est leur seul moyen de survie. J’estime qu’en tant que citoyens, nous devons agir au plus vite !
Oui, nous devons agir concrètement. Une résistance financière doit se mettre en place. Privilégiez l’achat direct chez les producteurs proches de chez vous, soutenez l’économie de terroir qui échappe à ces circuits de distribution qui nous étranglent. Tant que les politiques agricoles seront déconnectées de toute réalité et du bon sens paysan, la désobéissance solidaire est une nécessité.
Un État qui tue financièrement ses propres exploitants par de telles tactiques se comporte en traître envers son terroir. Monsieur le Président, Emmanuel Macron, vous portez la responsabilité de cette politique que je considère comme une insulte à la nation. Vous participez à la destruction du terroir et des exploitations. Montrez que je me trompe et déclenchez l’article 50 du traité de Lisbonne, ce traité que le peuple français a refusé par référendum mais que votre prédécesseur Nicolas Sarkozy a tout de même imposé.
Car oui, à mes yeux, sans retrouver notre souveraineté pleine et entière face à l’UE, nous ne pourrons bientôt plus être maîtres de notre propre alimentation. Et c’en est de trop !
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