Politique agricole et analyse de fond
Pour moi les labels sont encore et toujours un garant de qualité face à la mondialisation, les différents scandales alimentaires provenant des entreprises de l’agroalimentaire, et non des petites et moyennes exploitations. Les viandes de cheval qui ont été frauduleusement étaient affichées comme de la viande de bœuf chez certaines marques ayant pignon sur rue encore aujourd’hui.
Les scandales sanitaires des eaux contaminées sont aussi le fait d’entreprises dont la responsabilité à mes yeux restent pleine et entière. De vrais conséquences pour ces entreprises doivent être prononcées et appliquées strictement.
Les modèles d’appellations que nous avons vues se développer, la grande majorité sont utiles encore de nos jours, car permettent aux consommateurs d’avoir une certaine forme de visibilité dans l’origine du produits ou de ses différentes composantes.
Je vais être quelque peu ‘touchy’, je ne suis pas pour que l’on puisse dézinguer les loups et ceux qui sont considérés comme “nuisibles” dans ce cas là, l’espère humaine, l’Homme est nuisible et c’est peu de le dire. Nous devrions revoir nos dogmes, revenir à des méthodes plus saines de la gestions du vivant; il est également nécessaire de revenir à une agriculture naturelle qui revient sur des bases naturelles.
Avant, diverses méthodes étaient utilisées pour maximiser le profit réalisable dans les cultures. La jachère en divisant le terrain était très bien. Puis, dans l’espace rural, les haies à travers champs permettait de freiner les inondations et permettait à l’écosystème de vivre.
Difficilement pour les citadins voir impossible sans le permis et les contacts; plus facilement dans le monde rural si vous pouvez avoir un moyen de locomotion. Et pour tout vous dire c’est largement plus facile dans le monde rural, sur les marchés ce sont les producteurs locaux; parfois vous pouvez même vivre à proximité d’un relais de chasse. Mes parents, quand ils vivaient encore à Couleuvre dans le département de l’Allier, avant de se séparer, avaient le corps de chasse accolé à leurs maisons. Généralement, ils venaient et frappaient à la porte pour proposer de la viande issue de leurs chasses car c’étaient de trop pour eux et ne voulaient pas le jeter et demander aucunes compensations financières.
Parfois ce sera une personne qui a tant de poules, qu’ils vendent naturellement le produit de la production d’œufs; et ayant pu jusqu’à récemment profiter de ce système de circuit court.
Le pouvoir économique du consommateur peut également être soulager. Par exemple, les volumes de riz et de pâtes de différentes manufactures, à condition d’avoir des capacités de stockages adéquates des volumes de plusieurs kilos peuvent être plus économiques. Des applications de cashback sous différentes formes; de panels de consommateurs peuvent par périodes apporter quelques euros en plus. Tous les moyens possibles pour pouvoir soit économiser directement ou même de manière différée une partie de l’argent que l’on peut dépenser est sont autant d’atout pour que le consommateur puisse gagner en pouvoir d’achat.
C’est quelque chose dont il faut que je me renseigne, mais vu les difficultés que peuvent rencontrer le monde agricole depuis bien 20 ans maintenant, reprendre une exploitation en tant qu’héritier ou en acquérir une pour une conversion professionnelle est quelque chose de magnifique.
Avec le monde incertain, les normes toujours plus débiles et répressives envers l’agriculture française et européenne, je trouve que nos agriculteurs français, sont des héros du quotidiens. Regardons toutes les normes sanitaires qui leur sont imposées, alors qu’à côté nous concluons des accords pour importer des viandes qui ne respectent pas nos normes sanitaire, écologique et environnementale. Le coût de production et de vente étant moins cher, cela va encore plus casser les prix de l’alimentaire au détriment des producteurs.
Voilà comment la start-up nation et les instances européennes cassent la vie de nos compatriotes tel des traîtres.
La “Ferme France” si elle est en déclin ou même en mutation, cela est uniquement due à la destruction du monde et du modèle agricole entamé depuis au minimum 2 décennies par les institutions nationales et supranationales.
Une Union Européenne, si elle doit perdurer, le modèle actuel doit périr pour se muer; prendre la direction d’une Union Européenne de la coopération serait une belle chose. Si par exemple un pays produit plus qu’un autre pays membre, alors des voies commerciales envers ce pays demandeur doivent se faire. Non pas aux détriments de nos agriculteurs; peut-ont accepter qu’un producteur laitier devait il y à encore 20 ans, détruire la production qui le faisait dépasser des quotas de productions imposer par la Commission Européenne car le producteur en produisait de trop par rapport aux Polonais.
Dès le début, le fonctionnement aurait dû être celui, à ce que la France vend à tarif préférentiel aux partenaires européens. Par exemple, la Pologne aurait acheter à 60% aux producteurs locaux français leurs surplus de lait; et l’UE et/ou la France aurait pu couvrir chacun 20% restant à payer au producteur laitiers. Non, l’Union Européenne et sa commission sont des institutions broyeuses d’hommes et de destruction massive de nos sociétés. Ce sont ces choses qui mettent la “Ferme France” en déclin.
Cela me paraît pourtant logique, je n’ai pas envie que le blog La Cuisine de Terroir soit encore un de ces blogs de recettes et critiques gastronomiques comme n’importe quelle autre food blogueur. Non, le terroir ce n’est pas que de montrer des restaurants dans certaines rues de Paris; le terroir ce sont différents métiers de l’agroalimentaire qui se battent pour pouvoir vivre au minimum. Mais ils doivent survivre. Le monde agricole survit dans des conditions déplorables, et nous n’en entendons que trop rarement, alors parler de terroir, de gastronomie à la française ainsi que la qualité de nos produits sans parler de ce qui se passe serait hypocrite.
Elle est plus que nécessaire en vue de la situation à laquelle le monde agricole est confronté, et de plus en vue de face à quoi maintenant doit faire encore face. Les gouvernants tirent toujours et encore plus sur la corde, mais à mon avis la grogne reviendra entre les élections municipales et présidentielle.
Cette représentation médiatique doit s’amplifier pour couvrir le maximum le temps d’antenne; les télévisions, chaînes de radios et la presse écrite doivent imposer le sujet à la face médiatique et aux politiques sans relâche. En tant que Français, nous sommes amenés à faire des choix plus ou moins importants en fonction de là où nous sommes, chacun de nous, mais se faire entendre.
Et les voies et voix médiatiques sont importantes pour prendre la défense de l’agriculture et du terroir français comme pour le pouvoir d’achat de nos concitoyens.
Le bio, pour moi c’est quelque chose de bobo parisien; de base, nous devrions considérer le fait qu’il faut revenir à une agriculture saine, sans tous les merdiers que l’on peut mettre dans nos cultures et sur les plantes de manières générales.
Ce qui serait “bio” à mes yeux, c’est le fait que l’on considères les richesses du sol avant de planter; c’est le fait de gérer le plus naturellement possible nos cultures, comme le faisaient autrefois nos ancêtres, pratiquer la jachère pour que les sols puissent se régénérer et la rotation des cultures. Un prêt pour la moissons et l’autre dont la pousse est en cours.
C’est le respect de tout le vivant, apprendre à vivre en proximité parfois d’animaux que l’on pourrait considérer ici comme “nuisible”.
Un cas assez simple à comprendre, et en même temps à expliquer, c’est la carte des vins que l’on connaît en France. Le goût des vins, ces arômes sont dus à la terre et aux plantations certes, mais une composante importante est celle du soleil. Prenez un cépage, vous lui mettez plus ou moins de soleil, le goût sera différent.
Ce qu’il pourrait se passer dans le cas du monde viticole de France, c’est que la palette des goûts pour le vins montent plus vers le nord. Ainsi, d’ici une centaine d’années plus ou moins pour avoir des vins ayant le goût des côtes du nord que nous connaissons il sera nécessaire de monter vers le nord.
Pour avoir un crémant ou un champagne, nous devrions alors nous intéresser aux vins belges, allemands… Les vins qui seront produits dans la région de Bordeaux auront un goût s’approchant des vins espagnols et portugais et les bordeaux que nous produisons, nous devrions plus vers la Bretagne afin de retrouver le goût…
C’est aussi en termes de culture, étant donné que le changement climatique ne pourra pas être contenu, il est probable que de nouvelles crises agricoles aient lieu dut à la transition agricole des exploitants.
Et c’est de cette manière que le réchauffement climatique va affecter le terroirs.
Au sein des institutions de l’Union Européenne, le ministère de l’Agriculture à les pieds et les poings liés dans son travail. Que devrait faire le ministre de l’agriculture selon moi? Sa mission première à mes yeux, c’est qu’il dénonce et arrête l’application des accords commerciaux négociés par l’U.E. Mais étant donné que le commerce est la compétence exclusive de l’Union Européenne les choses sont plus compliquées.
En dehors de ces organisations non-démocratique, nous pourrions contrôler ce qui rentre et ce qui sort. Toutes ces viandes que nous apporterons des pays du Mercosur alors qu’ils ne répondent pas aux mêmes exigences sanitaires que nous autres, ne vise qu’à faire encore plus chuter les prix aux risque de faire mourir des exploitations et les exploitants.