Culinothérapie, Terroir & Résilience | Partie 3: La révélation de la Culinothérapie (2024-2025)

  1. Courant 2024 et 2025, votre parcours prend un tournant avec la découverte de la « culinothérapie ». Comment la cuisine est-elle passée d’un simple geste du quotidien à un véritable outil thérapeutique pour vous ?

Ce ne fut pas un geste quotidien, pendant des années je me “nourrissait” avec de la malbouffe, à réchauffer des plats au micro-onde, c’était devenu mon meilleurs ami. Je me faisait rarement de la viande, parfois des œufs et des pâtes ou du riz… Mais rien d’élaborer. 

Puis un jour, je me suis mis à faire du pain maison sous différentes formes et franchement c’est ainsi que j’ai commencé à reprendre goût pour des choses simples. Puis j’ai commencé à improviser quelques recettes par moi-même. Et à chaque fois que c’était pour moi, j’apprécie ce temps en cuisine et à manger même si souvent il fallait me forcer. Quand je recevais des gens à manger, ce qui était, croyez-moi, quelque chose d’exceptionnel, les gens aimaient ce que je leur faisais. 

C’est en voyant que je pouvais prendre du plaisir, et à donner du plaisir aux gens en mangeant que j’ai découvert que la cuisine me faisait du bien. A sentir que cela en valait la peine, qu’il était important de bien me nourrir et de bien cuisiner car cela me faisait me sentir un peu mieux d’une certaine manière.

Ce fut surtout durant le premier trimestre 2025 que j’ai compris à quel point cuisiner, manger et partager des repas me faisait un grand plaisir tout comme écrit. 

  1. Vous évoquez le fait de faire votre propre pain comme une première étape. Le pain est un aliment hautement symbolique et physique. Que ressentiez-vous intimement, dans vos mains et dans votre esprit, lors de ces premiers pétrissages où vous transformiez la matière brute ?

Au début, c’est pas forcément un exercice toujours plaisant, il y à des ratés… A mes yeux, c’est le moment du pétrissage qui est le plus libérateur. Il permet d’avoir à l’esprit tout ce qui ne nous convient pas et de mettre cette rage dans le pétrissage. De mettre toute cette hargne que l’on ne peut exprimer autrement. Au final, cette partie est totalement satisfaisante.

Puis avoir cette boule de pâte à pain entre vos mains prête à être ouvragée, c’est tellement satisfaisant. Vous la divisez, vous la préparez avant la cuisson et vous faites… Quelle meilleure première expérience culinaire à mes yeux que de faire du pain après une crise d’angoisse ou de nerfs? Aucune…

  1. Qu’est-ce qui, dans le fait de cuisiner, de travailler les produits du terroir, a permis de réparer ce qui était brisé ? Y a-t-il eu un déclic précis, une recette ou un moment particulier où vous avez ressenti ce pouvoir de guérison ?

Surement le fait de savoir que l’on tient en mains des produits que des gens ont consacré du temps, de l’énergie et la sueur de leurs front pour les produire… Le fait que d’une certaine manière j’apprenais par moi-même des gestes de cuisine que tant d’autres ont aussi appris, cuisiner des choses que d’autre ont déjà réalisé.

Me connecter aux saveurs prononcées d’épices, de la viande et de tellement de produits de hautes qualités, les effluves de ces produits en cuisson… Je crois que ce sont là les petits déclics qui font que l’on reprend goût dans les choses simples de la vie, parfois il faut sauter le pas et essayer réellement de faire des choses élaborées.

La recette déclic, pour moi, c’était une de ces recettes à base de poisson blanc que j’avais réaliser maison pour accompagné des spaghetti, j’avais fait une sauce tomate un peu acide, j’ai ajouter une cuillère à café de sucre en poudre… Quelques épices… Je suis descendu vérifier le courrier quelques instants avant de remonter. Quand j’ai ouvert la porte de mon appartement, sentir les effluves de ce que je cuisinait c’était quelque chose d’incroyable. Rien qu’à l’évocation du souvenir, cela me donne faim…

  1. Passer d’une alimentation stricte de « malbouffe » réchauffée au micro-ondes à la préparation minutieuse de plats complexes, c’est aussi un bouleversement de l’estime de soi. Diriez-vous que prendre le temps de cuisiner de bons produits pour vous-même a été la première preuve concrète que vous estimiez enfin mériter du soin et de l’attention ?

Ce sera plus concret de parler de soin, de plaisir. Oui, commencer à faire à manger par moi-même, prendre plaisir à cuisiner et à déguster mes créations culinaire m’as montrer que j’avais quelque chose à exploiter, que je méritais de continuer sur ce chemin et de prendre soin de moi en prenant du plaisir dans ce que je faisais. Pour l’attention, c’est quelque chose de compliqué, j’en reçois pratiquement pas mais c’est pas grave. Disons simplement, que j’ai l’habitude que ce soit ainsi, de vivre seul et de n’avoir pas grand monde avec qui partager des moments de qualités. Et c’est okay, il faut continuer à avancer.

Cette analyse vous intéresse pour votre structure ?

Si vous êtes une fédération, un syndicat, une coopérative ou un média, la loi vous interdit de copier-coller ce contenu. Cependant, La Cuisine de Terroir vous propose une prestation spécifique de Cession d’Exploitation.

Obtenez le droit légal de diffuser cette analyse sur votre propre site internet, vos newsletters ou de l’utiliser en interne pour vos équipes (usage non commercial, durée de 3 ans).

👉 Réserver un appel de 15 minutes pour obtenir votre devis de cession

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Pour une éthique du vivant : signez la pétition pour l'interdiction de l'abattage sans étourdissement

La gastronomie française exige une éthique rigoureuse, de l'élevage jusqu'à l'abattage. Pourtant, l'abattage rituel sans étourdissement inflige une souffrance inutile aux animaux, contraire aux exigences de dignité. En tant qu'amoureux de nos terroirs, je refuse cette pratique. J'ai déposé une pétition à l'Assemblée nationale pour rendre l'étourdissement systématique.

Votre soutien est la clef pour faire évoluer notre législation et imposer le bien-être animal comme norme absolue. Je vous invite à signer et à relayer massivement cette initiative citoyenne. Chaque voix renforce notre exigence d'humanité.


En savoir plus sur La Cuisine de Terroir

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

En savoir plus sur La Cuisine de Terroir

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture